Tout va bien dans le meilleur des mondes. Le budget est, une fois de plus, équilibré et on continue de baisser les impôts, juste à temps avant les élections de novembre. Pourtant, la crise sanitaire est encore là, tout comme ses conséquences sociales et économiques. Dans notre canton également, le fossé entre riches et pauvres se creuse, la crise climatique est bien présente et les montants promis pour remédier à ces problèmes restent bien trop frileux.

Le PS constate que le budget est équilibré grâce à des prélèvements de 53.7 millions. L'apport de la BNS et l'augmentation du montant de la péréquation financière inter cantonale compensent la saignée créée par les baisses d'impôts.

 Le budget table sur une diminution linéaire de 98% à 96% du taux d'impôt cantonal, qui se concrétisera par un manque de recettes de 17 millions, ne profitera pas à toutes et à tous, mais seulement aux hauts revenus. Une modification de la courbe d'impôts, telle que proposée par le PSF et rejeté par les partis bourgeois, aurait été plus adéquate pour relancer l'économie. Le PSF est convaincu qu’à l’heure actuelle, de telles baisses d’impôts ne sont pas opportunes au vu de l'incertitude liée à la pandémie de la Covid-19 et du trop lent redémarrage de l'économie. Un tel cadeau fiscal relève plus d'une politique électoraliste que d'une vision à long terme nécessaire à assurer un service public de qualité.

Bien sûr, la majorité bourgeoise du Conseil d’Etat nous promet que malgré ces nouvelles baisses fiscales, les prestations en faveur de la population seront maintenues, voir augmentées. Toutefois, ces belles paroles demandent à être concrétisées.

 L'apport substantiel de la péréquation inter cantonale, en augmentation, qui pourrait nous réjouir, souligne en fait la situation de plus en plus précaire du canton qui perd des rangs dans le classement économique par rapport à ses voisins.

Certes, les investissements planifiés sont en forte augmentation, mais le passé nous a montré que la concrétisation de projets reste une tâche très compliquée pour l'État. Et les mesures prévues dans le cadre du plan climat restent bien au-dessous des besoins réels et des attentes légitimes.

En revanche, le PSF se réjouit de l'augmentation du personnel en général - même s'il correspond à l'augmentation de la population - et en particuliers des postes supplémentaires créés dans les domaines de l'enseignement et de la justice.

Puissent les subventions, en légère augmentation, panser les plaies de celles et ceux, institutions ou population, qui ont souffert durant la période difficile que nous traversons.

 

02. Okt 2021