Le Parti socialiste fribourgeois (PSF) prend acte de l’ersatz de « plan de relance » présenté ce jour par le Conseil d’Etat. Le PSF reste dubitatif quant aux mesures annoncées qui semblent d'abord aider les services de l'État à réaliser des objectifs déjà planifiés, plutôt que de relancer une économie souffrante.

Après un examen des documents reçus, le PSF continue de rechercher désespérément une vraie ambition de relance de l'économie en particulier des mesures permettant l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages fribourgeois. En effet, les mesures proposées ne s'adressent pratiquement pas à la consommation des ménages. Elles ne peuvent prétendre à relancer l'économie car elles ignorent la perte de pouvoir d’achat des personnes qui ont souffert et qui souffrent encore des effets de la pandémie. Pour le PSF, une relance passe par des mesures de redistribution des richesses, qui favoriseraient une consommation responsable. Ces mesures nécessaires aideraient in fine à conserver les emplois.

Les 50 millions promis ne sont, eu égard au montant de la fortune de l'État et du budget annuel, qu'une goutte d'eau que l'on ne saurait qualifier de "relance". De surcroît, plus de la moitié (27,3 millions) sont des dépenses liées :  elles concernent des activités déjà planifiées et dont le budget pourrait simplement être augmenté l'an prochain. La reprise de ces activités déjà planifiées donne une réelle impression de camouflage et signe le manque d’ambition du Conseil d’État s’agissant de la relance de notre économie.

Pour ce qui est des nouveaux crédits (22.7 millions), le PSF salue le versement de 4 millions aux bénéficiaires de réduction de primes de l'assurance maladie. Il s'interroge cependant sur la pertinence du choix de verser ces aides au moyen de bons. Quant aux montants promis pour la formation en général et le soutien à l'apprentissage, ils restent plus que modestes.

Dans son plan, le Conseil d'État annonce des baisses d'impôts. Or, ces baisses, on le sait bien, ne favoriseront que les hauts revenus ! Une fois encore, le Conseil d'État se trompe de cible !

Enfin, le PSF qui a déposé un plan immédiat, ambitieux et réaliste regrette de ne pas avoir été associé à l'élaboration des mesures présentées. Le canton de Fribourg mériterait une relance sociale équilibrée, responsable et durable. Il ne reçoit que des mesurettes, au demeurant déjà planifiées bien avant la crise.

07. Sep 2020