La crise de la COVID-19 a démontré que la précarité financière d’une partie toujours plus importante de la population fribourgeoise n’était pas que théorique, mais bien présente. Le PSF ne veut plus voir dans notre canton des citoyennes et citoyens faire la queue pour obtenir un sac de nourriture. 

La Constitution cantonale de 2004 a défini les tâches publiques en matière de logement, de soutien aux familles, de défense des personnes vulnérables, d’aide sociale, etc. 

La crise actuelle se traduit par une importante accentuation des inégalités : la capacité de faire face aux aléas de l’existence est largement corrélée aux ressources, de tous ordres, dont on dispose. Les traumatismes sont nettement plus durement vécus par les personnes déjà fragilisées, marquées par un cumul de vulnérabilités. Sans un travail très actif de nombreuses associations, par exemple les St- Bernard du Cœur, les Cartons du Cœur, Table couvre-toi, et Caritas, pour ne citer qu’elles, des milliers de familles et de personnes auraient vécu dans une précarité indicible et inacceptable, en raison des manquements étatiques. 

Si les situations de précarité ont augmenté au moment de la pandémie, comme le montre par exemple le monitoring du 16 juin 2021 effectué sur le district de la Gruyère, le recours à l'aide alimentaire n'est pas que conjoncturel, il est devenu structurel avec soit des salaires, soit des aides sociales qui ne permettent pas de vivre. Cela amène à des fragilisations dans tous les domaines de vie des personnes concernées avec des répercussions sur le long terme et donc une pérennisation de la pauvreté. Une véritable bombe à retardement pour les années futures que le PSF refuse de laisser exploser sans agir maintenant. 

C’est la raison pour laquelle le Groupe PS dépose ce jour 12 instruments parlementaires au Grand Conseil pour lutter directement contre la précarité, sous les nombreuses formes qu’elle peut revêtir. 

En période de campagne, les promesses sont intéressantes, mais les actes concrets restent mieux ! 

Ces mesures font suite notamment aux lettres d’intention et pétition déposées par le Collectif Dignité en septembre-octobre dernier, signées par 82 associations fribourgeoises directement concernées 

04. Nov 2021