Avec un équilibre et des investissements en hausse, le budget de l’Etat de Fribourg pourrait a priori satisfaire le Parti socialiste fribourgeois (PSF). Il le satisfait pour une part mais ne manque pas de l’inquiéter quant au développement économique du canton et du faible revenu par habitant.

Comme chaque année, le budget de l’Etat de Fribourg doit faire avec des hausses de charges dues à sa croissance démographique. Nouveaux postes dans l’enseignement, augmentations dans les subventions des domaines du social ou de la santé. L’exercice 2018 ne tient son salut que dans la hausse prévue des revenus fiscaux. La situation devrait être rassurante. Elle ne l’est pas. L’amélioration de la fiscalité est essentiellement due aux rentrées supplémentaires d’impôts sur les personnes morales et d’impôts sur la fortune des personnes physiques. Quant à elles, les estimations concernant les impôts sur le revenu des personnes physiques sont abaissées d’un pourcent. Un pourcent de moins alors que l’on connaît des taux de croissance démographique dépassant largement le pourcent. Cette situation doit préoccuper le Conseil d’Etat. Elle préoccupe le PSF. Le revenu médian fribourgeois est clairement en dessous de la moyenne nationale. Le budget 2018 le considère même comme plus faible que l’an dernier. Avec cette situation, la hausse des primes d’assurance maladie génèrera des subsides en hausse pour une population qui devrait souffrir en 2018.

Le Conseil d’Etat doit mettre tout en œuvre pour inscrire le canton de Fribourg dans le XXIe siècle. Les investissements prévus sont un bon signal. Mais avec une fortune qui dépasse le milliard de francs, le PSF demande à notre gouvernement de mettre toute son énergie dans des projets de développement. La population fribourgeoise de saurait tolérer l’inactivité de ses autorités dans une telle situation.

A l’heure où des débats sont initiés sur une réforme de la LPers, il convient également de rappeler ici qu’en aucun cas des baisses de salaires ou de conditions dans la fonction publique ne sont tolérables. Le canton doit faire face à des revenus insuffisants. Et ce n’est bien entendu pas le canton-employeur qui pourra montrer, sur ce sujet, le mauvais exemple. 

02. Okt 2017