Le Parti socialiste fribourgeois (PSF) prend acte de la clôture des comptes 2019 qui affiche un bénéfice de plus de 80 millions de francs avant attribution aux fonds et provisions. Ce bénéfice, une fois de plus non prévu au budget, devrait inciter le gouvernement à ne plus couper systématiquement dans les budgets du service public, notamment les domaines de la santé du social et de la formation.

Le bénéfice final n'est « que » de 12.1 millions. Mais il faut relever que des provisions à hauteur de 70 millions ont préalablement été effectuées. Le PSF relève toutefois avec satisfaction que sur ces 70 millions, 16 millions ont été attribués aux fonds de recherche pour l’HES-SO/FR et l’Université.

Les charges salariales sont en augmentation, il faut cependant les mettre en relation avec l’accroissement de la population. Nous relevons aussi que qu’une partie de l’augmentation des « équivalent plein temps » (EPT) est due à la pérennisation de certains postes, donc un changement qui n’améliore pas les capacités en ressources humaines du service public. Le PSF constate que le pourcentage de la masse salariale comparée à la fiscalité cantonale (93.2%), est en baisse par rapport aux années 2017 et 2018, dénotant une tendance négative dangereuse.

L’augmentation des revenus fiscaux en comparaison du budget démontre que la grande prudence budgétaire n’a définitivement pas lieu d’être. Le PSF constate que cette prudence pénalise trop souvent les postes des domaines de la santé, du social ou de la formation.

En matière d'investissement, le PSF est satisfait de l'accroissement des dépenses par rapport aux comptes 2018 mais regrette, une fois de plus, que des dépenses prévues au budget n'aient pas pu être suivies de réalisation concrètes. Il serait temps que le gouvernement se dote d'un outil efficace
et dynamique de suivi des investissements.

En conclusion, le bénéfice réalisé, qui vient s’ajouter à la fortune existante de l’État, devrait rendre possible un soutien tangible à toutes celles et ceux qui sont affecté-e-s par la situation sanitaire actuelle due à la pandémie du Covid-19.

31. Mär 2020