1. Politique sociale, familiale et politique de la santé

1.1. Politique social

Pour garantir une politique sociale équitable, il est important de réaffirmer le rôle de l'Etat dans ce domaine. Le Parti socialiste offre une alternative à la régression sociale que la droite dure et néo-libérale tente d'imposer. Il s'engage à garantir à l'Etat les ressources suffisantes et à influencer les priorités dans le sens d'une amélioration de la justice sociale.

Le système des assurances sociales est la base d'une société solidaire. Le Parti socialiste défend au quotidien les acquis sociaux. Pour toutes les tâches que la Confédération s’apprête à déléguer aux cantons dans le cadre de la réforme de la péréquation financière, il s’engage à assurer au niveau cantonal la couverture des besoins auxquels répondent aujourd’hui les prestations financées par la Confédération : il s’agit notamment d’éviter tout démantèlement dans les domaines de l’AI, des prestations de chômage et d’œuvrer à l’abaissement des primes de l’assurance-maladie obligatoire.

Afin de lutter contre la pauvreté et la précarité, le Parti socialiste vise le maintien d'un filet de protection sociale efficace pour promouvoir une organisation de la société fribourgeoise fondée sur la solidarité.

Les exigences de la société, dictées actuellement par les seules lois du marché, évincent de plus en plus de personnes qui se retrouvent seules face à leurs difficultés. Le Parti socialiste refuse d'abandonner des personnes fragilisées et s'engage à favoriser leur réinsertion dans le monde du travail et dans la société. Il propose d’offrir une activité reconnue aux bénéficiaires de l’aide sociale qui ne peuvent accéder à l’emploi salarié ; les partenaires sociaux et les collectivités publiques doivent associer leurs efforts pour organiser des places de travail permettant d’accueillir celles et ceux que le marché de l’emploi ne veut plus recevoir.

Pour faire face à l’évolution démographique, nous devons renforcer les structures et services mis à disposition des personnes âgées. Le Parti socialiste soutient activement la création de structures intermédiaires alternatives aux EMS pour les personnes âgées, telles que des appartements protégés ou des foyers de jour par exemple.

Il milite également pour un développement des soins à domicile. Dans cette optique, le Parti socialiste veut une meilleure collaboration de tous les différents acteurs. Il s'engage également à octroyer les moyens financiers nécessaires pour les institutions spécialisées de notre canton suite à la nouvelle répartition des tâches Confédération-Canton.

1.2 Politique familiale

Entre 10 et 15 % des personnes et des ménages sont pauvres. Cette précarité touche tout particulièrement les familles avec des enfants et les familles monoparentales. Le Parti socialiste va poursuivre son travail pour la mise en place d’une politique familiale cohérente.

L'offre existante en matière de structures d'accueil de la petite enfance ne garantit pas un véritable politique familiale. Le Parti socialiste encourage la création de nouvelles structures d’accueil de la petite enfance et s’engage pour  une participation financière du canton afin qu’elles soient accessibles à tous les parents. Les entreprises seront encouragées, par des mesures appropriées, à participer à l’ouverture de telles structures.

L’organisation et la structure de l’école obligatoire doivent être mieux adaptées aux besoins des familles. Le Parti socialiste fribourgeois milite pour des horaires-blocs et le développement des structures d'accueil de jour.

Les allocations familiales sont indispensables à la majorité des familles fribourgeoises et doivent devenir de véritables prestations sociales. Dans cette optique, le Parti socialiste soutient l'harmonisation des allocations pour enfants prévue au niveau fédéral tout en demandant à ce que les allocations dans le canton soient maintenues à un niveau supérieur par rapport au minimum prévu dans la loi fédérale. Il demande que des allocations complémentaires en faveur des enfants en bas âge – selon le modèle tessinois par exemple – soient octroyées aux familles en situation de précarité financière.

Bien que la délinquance n'affecte qu'une partie des jeunes, notre société doit s'en préoccuper. Privés de repères, certains jeunes sont confrontés à de grandes difficultés. Dans le but d'anticiper les situations difficiles, le Parti socialiste estime qu'il est primordial d'insister sur la prévention. Afin de mettre en réseau les intervenants existants, il propose la création d'un guichet des familles. Il demande également que l’Etat soutienne et incite la création de lieux de rencontre pour jeunes, avec une présence adulte.

1.3. Politique de la santé

"Mieux vaut prévenir que guérir". Le Parti socialiste estime indispensable de renforcer la promotion de la santé et la prévention des problèmes de santé, notamment des dépendances. Une telle politique entraîne également une réduction des coûts liés à la santé. La politique de la santé mobilise toute l'attention du Parti socialiste. Son but premier est le maintien d'un large catalogue de prestations et l'accessibilité à des soins performants pour toutes et tous.

Pour le Parti socialiste, seule la création d'une caisse maladie unique sur le plan suisse sera une véritable assurance sociale et non pas le champ de bataille d'une concurrence absurde entre 90 caisses maladies. Après dix ans de LAMAL, cette prétendue concurrence n'a effectivement pas permis de maîtriser l’augmentation des coûts de la santé. Dans les faits, les caisses se battent à grands frais de publicité et à coups de manœuvres à la limite de la légalité pour s'arracher les "bons risques", c'est à dire les assurés jeunes et en bonne santé. La caisse unique a pour but de mettre fin à cette aberration et doit permettre une meilleure transparence dans le domaine de la santé. En parallèle, les primes proportionnelles au revenu doivent remplacer un système de subventions compliqué et cher.

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