Grâce à la réforme « Prévoyance vieillesse 2020 », les rentes seront assurées et notre principale œuvre so-ciale, fondée sur le principe de la solidarité, à savoir l’AVS, sera enfin renforcée dans une mesure significative.

Enfin des progrès dans le domaine de l’AVS

Pour la première fois depuis 42 ans, les rentes AVS vont réellement augmenter. Cela renforcera enfin le principal pilier de notre État social, qui garantit un équilibre entre les générations ainsi qu’entre les super-riches et le reste de la société. L’augmentation des rentes AVS est notamment importante pour les femmes, parce qu’elles profiteront très largement du mode de financement solidaire de l’AVS. Pour 500'000 femmes exerçant une activité lucrative qui aujourd’hui ne sont assurées qu’à l’AVS et ne reçoivent pas de rente d’une caisse de pension, cette réforme est synonyme d’augmentation – très attendue – des rentes.

Le financement de l’AVS est assuré

Du fait du départ à la retraite des « baby-boomers », le nombre des rentières et rentiers va passagèrement beaucoup augmenter. Des ressources supplémentaires permettront de financer l’AVS au moins jusqu’en 2030. Un milliard passera chaque année dans les fonds de l’AVS sans que nous ayons besoin de payer davantage : à partir de 2018, un montant correspondant à 0,3% de TVA, qui est aujourd’hui perçu pour l’AI, sera versé à l’AVS. En 2021, la TVA connaîtra une augmentation modeste de 8% à 8,3%. La hausse des taxes salariales pour l’augmentation de l’AVS sera elle aussi considérablement réduite : pour les employeurs et les employés, elles augmenteront de 0,15% pour chacune des parties.

Des rentes plus élevées pour les femmes

En moyenne, les rentes de caisse de pension des hommes correspondent aujourd’hui au triple de celles des femmes. Grâce à la réforme, les femmes pourront regagner du terrain, car le travail à temps partiel sera à l’avenir mieux assuré dans les caisses de pension. L’inégalité choquante des rentes dans le deuxième pilier sera ainsi réduite. Pour atteindre cet objectif, de nombreuses employées devront certes payer plus de cotisations aux caisses de pension, mais les employeurs paieront au moins la moitié des cotisations et, en fin de compte, les femmes concernées recevront une rente nettement plus élevée qu’aujourd’hui.

Droit à une rente en cas de perte d’emploi

En cas de perte d’emploi avant le départ à la retraite (à partir de 58 ans), les employés plus âgés ne seront plus, comme c’est le cas aujourd’hui, exclus de la caisse de pension. Même s’ils ne trouvent pas de nouvel emploi et qu’ils ne paient plus de cotisations, leur dernière caisse de pension devra à l’avenir leur payer une rente. Les temps seront ainsi révolus où les personnes concernées se voient contraintes de retirer leur capital et, bien souvent, de puiser dedans avant même l’âge de la retraite.

Un départ à la retraite plus flexible sera facilité

On ne peut aujourd’hui percevoir que des rentes AVS et des rentes des caisses de pension entières. Toute personne qui ne peut pas travailler à temps plein jusqu’à l’âge ordinaire de la retraite a des difficultés à se mettre à la retraite progressivement. Dorénavant, les rentes partielles pourront être combinées avec un taux d’occupation réduit. En outre, la rente AVS diminuera moins fortement en cas de retraite anticipée.

23. mai 2017